L’église Saint-Baudile

Classé Monument historique en 1913, c’est le plus ancien édifice de notre commune.

Édifice de style gothique, sa construction a commencé à la fin du XII ème siècle grâce au curé Foulques, prédicateur de la IVème croisade. Les travaux s’achèveront en 1202 mais en réalité elle ne sera jamais totalement terminée. Une exposition a eu lieu en 2012 à l’Hôtel de ville pour faire découvrir comment elle aurait pu être si son édification avait été achevée. Foulques sera enterré dans le chœur de l’église. Sa dalle tumulaire n’est pas la dalle initiale, sa tombe ayant été détruite en 1779. C’est seulement en 1900 qu’elle fut replacée.

Saint-Baudile : C’est un « martyr » originaire d’Orléans qui entre le III ème et le IV ème siècle œuvra à l’évangélisation dans toute la Gaule. Selon certains récits ayant interrompu un rituel païen, il fut décapité. Quelques 400 églises lui sont consacrées. Celle de notre commune se caractérise par un mélange de 2 styles roman et ogival. Elle mesure 25 m de long et 11 m de large. Elle peut accueillir près de 350 fidèles. Elle se compose d’une nef à 3 travées, d’un chœur à 2 travées et de 2 bas-côtés. L’arc du portail est un arc d’ogive et son sommet est relevé en pointe.

Le chœur : L’autel est un meuble de chêneau décoré « avec un trèfle à la serviette ».  C’est au moment de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 que le curé de l’époque l’a récupéré, ainsi que des boiseries et des bancs. Le Christ au-dessus de l’autel date du XIX ème siècle. Sur l’un des piliers il est possible d’admirer un moulage de la Vierge Marie acquis en 1980 et dont l’original se trouve à la basilique Saint-Denis.

Les bas-côtés : Sur le tabernacle de gauche, il y a un temple au centre duquel figure la Vierge, qui décorait autrefois la partie supérieure d’un « bâton de procession » porté en tête de cortège. A droite, une statue de Saint-Vincent patron des vignerons de la fin du XVIII ème siècle car à Neuilly-sur-Marne il y avait des vignes !

Les vitraux : Les plus anciens portent des inscriptions datant de 1861-1869 mais la plupart ont été détruits pendant la guerre de 1870 et des intempéries. Ceux qui se situent au Nord et le triptyque gothique éclairent le chœur. Ils datent de la fin du XIX ème siècle. En 1902, l’Abbé Charasson a fait percer des ouvertures pour y placer d’autres vitraux constitués de mosaïques. Les plus modernes se situent au Sud. Ils remplacent ceux détruits en 1940.

Les cloches : Marie-Jeanne, Marie-Charlotte, Elisabeth et Louise donnent l’heure et veillent sur l’édifice depuis 1891.

L’orgue : Il s’agit d’un orgue Merklin romantique qui date de 1865, qui fut cédé à l’église par l’hôpital de Ville-Evrard au départ des sœurs de Saint-Joseph en 1884. Il a déjà fait l’objet de 2 restaurations en 1982 et en 2017.

Les bénitiers : Ce sont d’authentiques coquillages posés sur de petites colonnes, vestiges d’un oratoire qui a disparu.